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Don Winslow,

« La Patrouille de l’Aube » et «  L’hiver de Franckie Machine »

Editions du Livre de  Poche, octobre 2011.

patrouille-aube-copie-1.jpgDeux sorties récentes cet automne, mettant deux excellents romans de Don Winslow à la portée de toutes… les poches.

Leurs héros, sont dans les deux cas des hommes qui ne voudraient rien mieux au monde qu’avoir la paix.

Dans le premierroman »a Patrouille de l’Aube », Boone Daniels surfe, et n’aime que ça. Il fait fonctionner son agence de détective privée de San Diego dans ce seul but. Payer son loyer, acheter du matériel, et vivre sur l’eau.

Le héros de l’autre roman, Franckie Machine, s’il a bien été tueur pour la mafia de San Diego, préfère de beaucoup la vie pépère de vendeur d’appâts et de gestionnaire de linge de restaurant. Et bien sur, c’est un surfeur, qui prend la vague à la « gentlemen hour » quand les petits jeunes sont partis au boulot.

Don Winslow ne bégaie pourtant pas, car ces deux romans sont pmalgré tout profondément différents l’un de l’autre. Il  ne nous offre pas non plus ce qu’il est convenu d’appeler des romans « de surf » : feu sur la plage, guitare et filles à gogo sous le soleil.

Les personnages masculins (les féminins ne servant véritablement que de faire-hiver-franckie-machine.jpgvaloir) ont l’épaisseur d’hommes chahutés par le destin, un brin nostalgiques, farouchement accrochés à leurs valeurs. La fidélité en amitié est certainement la première d’entre elles, avec l’appartenance au groupe d’amis choisis dans le passé. Valeurs essentielles que les circonstances bousculent parfois violemment, amenant parfois à transiger jusqu’à les transformer en piège.

Dans les deux cas, la mer omniprésente marque de son empreinte saline l’atmosphère du roman. C’est avec plaisir qu’on s’embarque dans ces pages où la météo a toute son importance.

Difficile de parler de style quand on n’a accès qu’à la  traduction. Ici on peut toutefois louer un sens du rythme dans les dialogues et du suspens dans la construction qui, jamais démonstrative, laisse plaisamment sa place à l’imagination du lecteur.

Tag(s) : #critiques

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