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Les nuits rouges de Nerwoodles-nuits-rouges-de-nerwood

Gilles Bornais

Pascal Galodé éditeurs, 2011

 

Il y a plus qu’un air de ressemblance entre « Les Nuits rouges de Nerwood » et le héros de Backer street.

 

Pourtant, pas de pipe, pas de loupe. Des casquettes, oui, des hauts de formes et la plume cassée du chapeau d’une fille de joie. Des pubs enfumés où l’on lutte contre le brouillard du dehors et la pluie à coup de whisky sour et de bière.

 

On est au dix-neuvième siècle. Joe Hackney, détective inspecteur issu du ruisseau et rompu à toutes les ruses du monde des malfrats dont il est issu, est arraché aux rue des Londres. C’est bien malgré lui qu’il est forcé à mener l’enquête à la campagne. La traque d’un assassin étrange dont on n’arrive même pas à déterminer la nature entraine l’inspecteur dans les fossés, sur les sentiers et les rives des cours d’eau de la campagne profonde. Hélas pour lui, car il n’aime ni la boue, ni le silence des campagnards plus efficace que celui des voyous de la capitale.  

Gilles Bornais se laisse parfois aller à la préciosité supposée de la littérature du dix-neuvième siècle. Il ne renonce pas, pour autant, au rythme rapide voulu par le genre. Mais le tissu des dialogues, l’épaisseur des personnages font de « Nuits rouges » un roman plaisant, capable de blanchir vos nuits à vous. Le suspens, bien mené, fait la part belle à toute la misère accumulée à l’occasion de la révolution industrielle en ce siècle, peut-être le plus détestable avant le nôtre…

 

Une plongée non dénuée d’intérêt dans la société anglaise, ses hypocrisies, sa misère et ses mœurs.

Tag(s) : #critiques

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