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Betty-copie-1Bettý
Arnaldur Indridason, traduit par Patrick Guelpa
Métailié 2011, Points seuil 2012

Voilà bien la chronique impossible. Car il est hors de portée du chroniqueur de faire son travail sans spoiler irrémédiablement l’histoire. Dans le même temps, ce roman donne une grande envie de faire partager sa lecture, ne serait-ce qu’en raison de l’habileté quasi diabolique  dont fait montre Arnaldur Indridason.
On peut au moins dire qu’il n’est pas question du personnage récurrent auquel nous nous sommes attachés : Erlendur ne parait que rapidement, en note de bas de page, à peine cité. Un clin d’œil à ses lecteurs habituels.
On peut essayer un : « Allez-y, faites-moi confiance, vous ne le regretterez pas… » L’argument est un peu mince. On ne peut pas vous parler clairement de l’histoire sans ruiner une bonne partie du plaisir de la découverte. Il faut donc adopter un point de vue biaisé, le seul à apporter un peu d’aisance. S’appuyer sur le titre ? C’est un abord qui, après tout, est plein de bon sens. Car de Bettý, on peut bien vous parler. De sa beauté sulfureuse, de son esprit retors, de son amour de l’argent. De ses vingt ans de moins que son époux… riche, très riche époux… Car l’histoire se déroule avant la formidable dégringolade de l’économie islandaise.
Vous voyez forcément où vous emmène Indridason ? Oui, bien sur, hein… Classique…
Eh bien, non pas du tout ; vous venez lamentablement de vous prendre les pieds dans le tapis. Puisque je vous le dis…
Page 130 une nouvelle vous tombe sur la figure. Confirmée page 133. Et n’allez pas par avance vous ôter le plaisir de la stupéfaction en allant y mettre votre nez curieux. Laissez-vous surprendre. Vous ferez comme moi, vous retournerez en arrière, vous relirez des pages entières, à la recherche de la tricherie…
Il n’y en a pas.
Vous avez changé d’histoire page 133. Mais c’est quand même la même histoire… Enfin, oui, mais non. Mais, oui quand même…
Puisque je vous le dis…




Tag(s) : #critiques

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