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L’Homme de Medellin

Gerald Moreau

Collection Thriller, Pascal Galode éditeurs, 2011

Nl-homme-de-medellin-copie-1.jpgom de code « Fox ». 1 m 95, 95 kilos tout en muscles, durement entrainé aussi bien au corps à corps qu’au maniement des armes, expert aussi bien en négociation qu’au saut en parachute ou encore au maniement des explosifs, le maréchal des logis Fox serait un superman inoxydable si… Eh oui… Superman a une faille : sa fille enlevée alors qu’il s’apprêtait à coincer un réseau de drogue issu de Colombie, sa femme abattue…  Fox n’a plus rien à perdre.

Un jour, un réseau secret militaire, quasi une secte, va lui proposer de mettre ses compétences au service du sauvetage d’un duo de gendarmes disparus alors qu’ils étaient partis infiltrer le cartel de Medellin.

Voilà un argument des plus maigres : un squelette, qu’on a l’impression de connaître par cœur. On peut se gausser de l’œil bleu du héros, fixé sur la ligne des Vosges, de même couleur, petit doigt sur la couture de l’honneur gendarmesque. On peut soupirer à la description des innombrables armes à feu que « Fox » va faire parler dans cette aventure (moi, personnellement, le calibre des munitions,  je m’en bats l’honneur national…)

Et puis, soudain, on s’amuse, en décryptant un imaginaire de gamin, une version modernisée des aventures de Bob Morane. Il n’y a qu’à voir : tout y est. L’exotisme, la chasteté désabusée, l’invincibilité, la « polyglossie », le romantisme du personnage… On est dans un univers balisé, on ne craint plus de perdre Fox malgré tous les dangers rencontrés…

Un vrai roman de gare sauf que, finalement, ce pauvre maréchal des logis ne finit pas tout à fait comme prévu. De telle manière toutefois qu’on peut escompter le retrouver bientôt, dans d’autres aventures. Inoxydable, je vous dis.

Gerald Moreau nous écrit ça à l’ancienne, mais il a le kilomètre élégant, et on se laisse prendre par des souvenirs de lecture où on savait toujours qui était le méchant, avec la certitude qu’il serait puni. Ses innombrables pseudos en font l’archétype du producteur de « mauvais genre » pour lequel on ne peut avoir qu’indulgence.

Ne pas chercher dans cette lecture autre chose que des réminiscences de super héros, un goût d’enfance pour ceux qui se cachaient sous la couverture pour lire les aventures de Bob Morane.

19 ,90 € 373 pages

 

Tag(s) : #critiques

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