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doigts-diable.jpgLes doigts du diable
Dominique Delpiroux
L’Ecailler 2012

Je n’ai pas souvenir d’avoir lu beaucoup de commentaires sur la sortie de ce roman au printemps dernier. Pourtant il mérite qu’on s’y intéresse de près.
Le personnage principal, Simon, est une sorte de baleine débonnaire qui voit le monde au travers du prisme de sa passion : la paléontologie. La preuve : en son for intérieur il surnomme Julie,  sa dulcinée : Othnielia. Nul l’ignore que c’est le nom d’un hypsilophontidé, sorte de gazelle du Jurassique, évidemment. La terre parle à Simon comme la musique à d’autres. Un fragment d’os mangé par la glaise fait son bonheur. Il n’empêche que ce bon vivant maladroit va se trouver au cœur d’une étonnante intrigue qui prend ses racines dans le passé millénaire de la Terre, et dont les aléas ont déjà couru sur quelques siècles.
La préhistoire est le fil conducteur de ce roman étonnant qui mélange suspens policier, gendarme affilié à un mouvement catho extrémiste auprès duquel l’Opus Dei fait figure de société de philatélie, et fiction. Le rythme est construit sur une alternance de chapitres contemporains, truffés de rebondissements, et d’autres où l’on se retrouve il y a quelques millions d’années. Une comète approche de la terre alors qu’une espèce intelligente entrevoit sa disparition tout en luttant avec un petit carnassier intelligent et bipède qui ressemble fichtrement à l’espèce la plus dévastatrice que la Terre ait jamais porté : l’humain.
Dans son roman, Dominique Delpiroux fait quelques allusions en forme de clins d’œil au Da Vinci Code. Je ne peux juger de cette référence, n’ayant lu qu’une vingtaine de pages de la chose avant qu’elle ne me tombe de mains.
Ce ne fut pas le cas avec ces « Doigts du Diable », gros pépère de presque quatre cents pages, que j’avais hâte de reprendre à peine je l’avais posé. Humour, tendresse, érudition, sens du suspens, servis par une écriture sans chichi, sans fausse dramatisation, tout cela m’a parlé, m’a plu, et m’a donné un grand plaisir dont je suis reconnaissante à l’auteur. Une distraction intelligente et pleine d’humanité, un roman que je regrette d’avoir déjà lu : je n’ai plus la chance d’avoir à le découvrir.


Tag(s) : #critiques

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