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Quand un personnage vous plaadios_viracocha.jpgit, que l’univers romanesque dans lequel il évolue vous touche, c’est toujours une tristesse de refermer le livre, une fois celui-ci terminé. Une séparation, presque un deuil. C’est donc un plaisir quand l’auteur, avec talent, vous ramène dans la vie du héros en question, lui faisant vivre de nouvelles aventures.

Zolma, après une première édition chez Krakoen, offre la réédition des deux premiers opus des aventures de sa prcroisiere_jaune.jpgivée atypique, Lily Verdine, et les assortit d’un troisième épisode, le tout aux éditions Jigal. Après « Croisière Jaune » et « Mistral Cinglant », voici donc « Adios Viracoccha ».

Lily Verdine est têtue. Ça c’est sûr, et elle l’avait déjà prouvé dans les deux précédents opus. Dans le premier, des enchainements de circonstance l’amenaient à lutter contre des trafiquants d’être humains. Dans le second, il fallait des atteintes graves à son sentiment de justice pour la sortir d’une profonde dépression et retourner à la castagne. Dans « Adios Viracocha » le troisième –on espère, pas dernier- la voici chargée de retrouver le « vrai-faux » dessinateur d’une BD à succès quand le « faux-vrai » est assassiné.

Lily, avec ses petits bras de fille sans gout ni talent pour le kung-fu, se retrouve sans arrêt face à des mauvais, des nuisibles, des cinglés, des avides, des jaloux, des gens qui tuent, mentent, violent, pillent, suppôts d’Attila et de Gengis Khan.

C’est pourtant une fille charmante, pleine d’esprit, d’un humour dévastateur dont elle est la première victime. Romantique à l’écorce épaisse, elle a la foi chevillée au corps et au cœur. L’homme est bon, pense-t-elle et mérite d’être protégé (surtout quand c’est une femme), l’injustice est insupportable, peu importe si cela ne lui rapporte pas un sou mais bien au contraire des gnons, des coups, des bleus, y compris à l’âme…

On l’aura compris, Lily n’est pas une vraie détective privée : elle essaie juste de gagner sa vie en cherchant des gens disparus, en retrouvant des adresses, des documents perdus ou volés, en tentant de faire le ménage dans le désordre de la vie moderne. Elle évite tant qu’elle le peut l’adultère miteuse, refuse les clients glauques. Elle n’aurait pas pu faire la même chose en étant flic, l’ordre établi n’est pas pour elle. Bref, elle n’est ni ne sera jamais riche. Et mistral_cinglant.jpgtout ça le cœur en bandoulière, car Lily est totalement calamiteuse dans sa vie amoureuse, et même quand ça va, ça ne va pas longtemps.

Si elle n’est pas vraiment la sœur de Nestor Burma, Lily pourrait être la cousine de Louise Morvan, sympathique héroïne de Dominique Sylvain. Elles ont la même sensibilité, les mêmes fidélités.

Pour ceux qui n’auraient pas déjà lu les premiers volumes, on peut se procurer les trois d’un coup pour se faire plaisir sur la longueur.

Sur le site de Jigal on apprend avec plaisir que les aventures de Lily Verdine sont nominées pour le prix Michel Lebrun 2010. Un polar, non policier, au féminin, des belles galeries de personnages, et une héroïne attachante. Toutes les raisons de l’emporter haut la main…

Merci Zolma. A quand la suite, un quatrième opus où par exemple Lily enfin, rencontrerait l’amour pour de bon ?  

Tag(s) : #critiques

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