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« Nymphéas noirs »

Presses de la cité 2011

 

 

Michel Bussi est un diable d’homme. Que je vous explique pourquoi !

Avec son dernier roman : « Nymphéas noirs » il nous entraîne dans une énigme particulièrement bien ficelée.

Un mort, un flic, une scène de crime. Rien que de très classique. Mais dès le début le narrateur nous fait la promesse d’autres morts, dès le début aussi s’établit un jeu avec le lecteur, jeu dont on pressent qu’il a dû donner bien du plaisir à l’auteur.

Première originalité : le lieu. S’il vous plait, pas n’importe où…. C’est à Giverny, au bord de cette rivière alimentant le fameux bassin aux nymphéas, dont le détournement artificiel a été voulu par Monet.

Erudit mais léger, Michel  Bussi nous promène dans les ruelles si fréquentées aujourd’hui. Seconde originalité, on fuira vite  le village envahi par les cars de touristes pour découvrir celui d’avant sa découverte comme lieu à fort potentiel touristique, celui d’hier, celui où les bottes de foin n’étaient pas qu’un décor, mais le vrai fruit du labeur agricole. Voyage dans le temps.

Giverny donc, baigné par cette petite rivière qui alimente le bassin aux nymphéas de Monet. Celle dans laquelle aussi, on retrouva autrefois un enfant noyé. Dans laquelle aujourd’hui on trouve un adulte, mort exactement de la même manière.

Il est impossible d’entrer plus dans la narration, sauf à spoiler ce qui reste un exploit d’écriture. Et je ne peux même pas vous dire pourquoi, si ce n’est que vous ne devriez pas, non pas du tout, vous fier aux apparences. Mais vous allez vous croire plus malin et tenter de percer le mystère… Je le sais… Vous vous tromperez forcément. 

michelbussi.jpgCe que je peux vous dire, c’est que Bussi fait de Giverny, si charmant village de vallée de Seine marquant l’entrée dans la Normandie, un lieu de passion qu’on n’imaginait pas. Qu’il traite ses personnages avec une certaine tendresse, et qu’il parle bien de la lumière et de la folie.

Diable d’homme, oui… diable d’auteur qui ne recule devant aucun procédé pour faire languir son lecteur. Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenu : ne vous fiez pas aux apparences, surtout lorsqu’elles ont les couleurs d’un tableau impressionniste.

Tag(s) : #critiques

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