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j-aifaitcommelleadit.jpgJ’ai fait comme elle a dit
Pascal Thiriet
Éditions Jigal, 2013

Ah ! la jalousie est un vilain défaut.  Mais il arrive qu’elle déboule à la lecture d’un livre dont on se dit : « Mais Bon Dieu ! Pourquoi ce n’est pas moi qui l’ai édité, celui-ci ? »

Pierre, que Sahaa, son infernale copine-égérie-mauvais ange appelle au choix : « Petite Bite » ou « Noun » ce qui, parait-il, revient au même, est un malheureux transi d’amour depuis l’école primaire. Sahaa fut une petite boat people, rescapée de l’eau dans laquelle sa famille a péri. On ne s’étonnera pas que, devenue grande, elle persiste à être  allergique à toute forme de bateau.
Non, recommençons.

Sahaa a des ennuis. Cette jeune et délicieuse asiatique, aussi affectueuse qu’un aspic, se tourne vers Pierre, ami d’enfance, ex-amant, pour la tirer d’un mauvais pas. Mais sa qualité de « clef biologique » dans une obscure histoire de découverte scientifique la met en danger de... ? se faire enlever ? Plus surement de coller Pierre dans un pétrin dont il ne peut-veut se dépatouiller, fait de décapitation, de chien bizarre, de saut de l’ange depuis un toit d’immeuble, dans un contexte de produits qui font rire ou rêver et d’activité sexuelle frénétique mais jamais complètement satisfaisante car l’amour tue sur son passage...
Bref, parfaitement déjanté bien que construit rigoureusement.

Les personnages, tous plus bizarres  les uns que les autres, vous embringuent dans une logique foireuse réjouissante, qui fait qu’on regrette quand ça s’arrête.
Pascal Thiriet nous raconte cette improbable histoire avec une grande fantaisie narrative, une richesse créative tout ce qu’il y a de plus roborative. C’est à la fois drôle et dramatique, cruel et tendre, fantaisiste et sombre... Cela nous promène dans des hôtels borgnes à Marseille, des palaces Suisses...
Quand on retombe sur nos pattes à la fin du roman, on soupire : ce Thiriet est un sacré filou. Où est-il allé chercher tout ça ? Moi, je vais guetter les sorties de ce diable d’homme orchestre.
Les petites imperfections de ce premier roman font partie de son sel. Les raboter davantage aurait dans doute été possible. Mais le fallait-il ?



Tag(s) : #critiques

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