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alib6.jpgAlibi n°6, trimestriel
Ayoba éditions, avril 2012
Je n’ai pas très envie d’écrire, cela manquerait d’intérêt, que, oui, Alibi continue sur sa lancée initiale : belle iconographie, papiers intelligent, rubriques bien ciblées, personnalités bien choisies. Sur le dessus du panier, en haut de la pile, quoi…Comment résister à Deon Meyer (je suis fan depuis le premier roman…) à la bouille sombre de Rachid Santaki ? Toujours un peu en réserve dès qu’il s’agit de télé qui prend beaucoup, trop ? de place dans ce numéro. Je pardonne car il y est beaucoup question de « The Wire » dont j’ai téléchargé et visionné avec passion les cinq saisons. (M’sieur Hadopi trainerait-il dans le coin ? Je ne répondrai qu’en présence de mon avocat…).
À ce stade, le lecteur curieux à la recherche de nouveautés a déjà décroché. De mon article, pas de « Alibi ».
Parlons plutôt de « Alibi mag » le site web de la revue. Pour le découvrir, si ce n’est déjà fait, il suffit de taper dans sa barre de navigation :
www.alibimag.com
. Et hop, c’est fait.
Passage marketing obligé de tout media moderne, le site web est parfois un copié collé d’extraits de la version matérielle, destiné à entretenir l’envie d’acquérir la revue.  Rien de tel pour Alibimag qui bien au contraire joue la carte de la diversité et de la générosité. Rançon de cette richesse : on pourrait reprocher au contenu du supplément internet d’être un poil foutraque. Dur, en effet,  de savoir avec certitude dans quel numéro figurent les articles de référence. Du moins, c’est ce qu’il paraîtrait à qui s’attendrait à une reproduction interactive du contenu de l’édition papier. Mais ce reproche ne vaut que pour la nécessité d’éviter la béatitude nigaude.
Jugez-en : si on retrouve certains articles de fond communs aux deux versions, sur le web, ils s’accompagnent de vidéos d’entrevues enrichissantes.  Et puis il y a ce qu’on ne peut avoir dans la revue : par exemple la bande annonce de « Bronx », qui semble être un formidable spectacle de Francis Huster. Vraie info supplémentaire, et teasing efficace. A lire aussi, des brèves, des compléments à ce qui se limite parfois dans la revue à une recension assez brève. C’est le cas pour « Tarnac, Magasin Général » d’un ex journaliste de Libération puis de Médiapart, David Dufresne. Au-delà du contenu de son livre, en soi indispensable, la problématique de la distance entre le journaliste et son sujet s’y trouve clairement exposée, objet d’un exposé lourd de sens. Et l’entrevue avec « Maitre Mo » et le renvoi sur son site, et… Fouillez, forcément vous trouverez quelque chose qui vous arrêtera.
Donc, continuez à lire Alibi, ça va de soi, mais n’hésitez pas à enrichir cette lecture d’un passage sur son site.

Tag(s) : #critiques

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