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« L’œil du singe » Hugo Buan

Pascal Galodé éditeurs, 2011

 

AAAhhh ! soupir d’aise. Le retour du commissaire Workan a eu l’effet habituel : distension des zygomatiques et crampes abdominales à force de rigolades ! Buan devrait être au menu de toutes les cures de remise en état, remboursé par les bonnes mutuelles !

Cette fois, lassé d’être cantonné dans son bureau de Rennes où le classement vertical du courrier garde son actualité (sauf remords, car Workan est, à l’occasion, capable de remords…) le commissaire à la main leste va, à répétition, suivre en forêt un amateur de pithécanthrope et autre néanderthalien.

L’homme est-il fou ? Un coup violent sur la tête lors d’une récente chute en vélo pourrait le faire craindre. Le voici, toujours au même endroit, qui selon ses dires, enterre des cadavres sous la menace de sbires armés. Hallucinations ? … Workan vérifie… bien obligé car le cycliste est oeil-singe-copie-1.jpgune sommité du monde universitaire. Le policier s’énerve quand, la première fois, il ne trouve rien dans la fosse. Lorsque le paléontologue récidive, on trouve cette fois une carcasse de porc… Il faut un troisième épisode d’inhumation-exhumation, pour qu’un cadavre surgisse enfin.  Mais les ennuis du commissaire ne se limitent pas aux cinglés de la forêt :  c’est quoi ce cadavre en trop à la morgue ?

L’encollage nasal reste la méthode d’interrogatoire préférée de Workan qui continue à craquer pour le petit cul de sa lieutenant, laquelle lui en fait voir des vertes et des pas mûres. Façon de parler car Workan est incapable de distinguer les couleurs.

La verve d’Hugo Buan reste intacte, et le commissariat foldingue où errent des personnages improbables traite d’affaire on ne peut plus classique. D’une manière… personnelle, dira-t-on.

« Cézembre Noire » un des précédents opus de cette série a reçu le prix Michel Lebrun des lycéens. Bien mérité !

Un roman noir pour lutter contre la grisaille d’un hiver qui traîne. Un cadeau de Saint-Valentin ? Pourquoi pas. Votre dulciné(e) devra attendre lire jusqu’au pour découvrir le sens de la proposition, mais vous pourriez ne pas le regretter…

 

Pascal Galode éditeurs a créé un petit outil amusant de promotion : cliquer sur le lien pour une vidéo courte et assez révélatrice de l’esprit du roman si elle ne s'ouvre pas ci-dessous !.

336 pages, 18 €

 

Tag(s) : #critiques

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