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En trois numéros, « Alibi » s’est imposé dans le noir paysage polardeux, avec certaines chroniques désormais attendues comme celles sur les armes ou les voitures mythiques, habituées des faits divers, des films, des séries, sans toutefois qu’on sache tout ce qu’il faudrait à leur sujet.

Mais si « Alibi » après avoir été bien accueilli, est désormais attendu, c’est sans doute davantage en raison des dossiers centraux dont la richesse surprend à chaque numéro. Observez bien cette technique, judicieusement choisie comme fil conducteur par l’équipe rédactionnelle.

Prenez un personnage incontournable. Choisissez le bon angle d’attaque, creusez un aspect inédit de sa biographie ou de sa personnalité. Vous allez ravir l’amateur du genre qui va retrouver une figure connue et aimée, mais aussi le surprendre et l’informer. Avec ce cocktail, ayant su rappeler le convenu mais l’ayant affiné en cave, vous avez un gout puissant et qui reste en bouche. Habillez la marge avec des dates, une chronologie historique, restituez le contexte, vous avez un excellent article.

Démonstration de la méthode avec « La chute d’Eliott Ness ». Tout le monde connait « l’incorruptible ». Mais qui sait que son passage comme chef de la police de Cleveland et sa chasse sans résultat d’un serial killer l’ont conduit à l’alcoolisme, la dépression et l’infarctus ? Couvtriple-P.jpg

Alibi, continuant de balayer le panorama criminel de son radar curieux, présente par ailleurs dans ce numéro deux interviews passionnantes ; un ex flic américain spécialisé dans la recherche d’œuvres d’art volées, un journaliste qui a écrit un bouquin sur Riker Island après un an comme gardien là-bas. Sauf, (gros yeux à Alibi) qu’après avoir mis l’eau à la bouche de son lecteur, on découvre que le livre n’est pas traduit. Reste à espérer qu’il le sera, mais l’article est néanmoins informatif et riche. Teasing ?

Bien sur, le portrait de Bertrand Tavernier, l’actualité aussi bien ciné, BD que romans sont là pour bétonner. On ne comprendrait pas leur absence. Les cent et quelques pages s’enrichissent cependant de curiosités : les restes probables de la Joconde dont on trouble le sommeil pluri séculaire pour la passer au scanner, ou les mésaventures de ce flic bavarois pris à baiser sa minette pendant la messe… On se gardera d’oublier le désormais traditionnel portfolio qui nous a dans ce numéro un petit air retro : les photos de l’arrestation de Bonnot et de sa bande.

Un numéro trois réussi, entre gravité, sourire, et curiosités.

Si vous avez raté les deux premiers, il y a tout intérêt à se procurer  les trois d'un coup sur le site officiel. La visite vaut la peine, l'internaute trouvera plein d'infos interactives supplémentaires.

Tag(s) : #critiques

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