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Quand la neige danse
Sonja Delzongle

Denoël / Sueurs Froides 2016 / Folio Poche 2017

Crystal Lake. Voilà, vous avez deviné, le roman ne se passe ni en Auvergne ni dans le Pas de Calais. USA, nord, hiver, et neige, comme le dit le titre, neige qui danse.
Un père séparé, médecin, qui a la garde de sa petite fille de 4 ans, la maman étant toujours en deux cures de désintox.
Une petite fille qui disparait un jour, laissant le vide effroyable des interrogations à sa place, une torture pour le cœur de tout parent. Dans cette petite communauté états-unienne, c’est une violence d’autant plus insupportable que c’est la quatrième disparition d’enfant en quelques semaines. Pas de traces, pas de suspects, rien. Jusqu’au jour où les parents dévastés (forcément dévastés, hein ?), tous, reçoivent le même jour une magnifique poupée de porcelaine vêtue comme leur enfant le jour de sa disparition. Cruauté mentale ? Indice ?
Le shérif local patauge et s’en désespère, lui qui était venu jusqu’à Crystal Lake pour se la couler douce.
C’est là qu’intervient Hanah Baxter, la profileuse au pendule déjà rencontrée à plusieurs reprises dans les romans de Sonja Delzongle.
Vous dire que l’écriture, le rythme sont remarquables… non, je ne le ferai pas : ce serait très exagéré. Sur ce plan là c’est de l’ouvrage honnête, rien à reprocher.
Le roman, par contre, joue à merveille sur la détresse parentale, les liens familiaux brisés puis renoués, le poids du passé. Suspens, rebondissements, un poil d’horreur… tout s’y trouve à la bonne dose.
Bien-sûr, le méchant est un affreux psychotique et des couples se font malgré l’hiver (gla gla) et le contexte pesant.
J’ai toujours envie de demander, en lisant des romans à la Harlan Coben sous la plume d’un auteur français, À quoi bon ? Oui, à quoi bon faire de littérature américaine main stream quand tant d’Américains s’en occupent déjà ? Ne s’agit-il pas finalement que de pâle copie ? Même bien fichu, rédigé et ficelé comme il faut, cela reste l’équivalent d’un hamburger décongelé versus un pot au feu…
Donc, un jour de vacuité et de lassitude du monde, pour ne pas penser, on peut lire un bon Delzongle ou regarder une série sans surprise… Il me semble que c’est exactement le même niveau de mon encéphale qui fonctionne alors. Et si je lui reconnais cette utilité là, je n’en vois guère d’autre.

 

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