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Pas de fumée sans feu...

Rome Brûle (Suburra 2)
C Bonini – G de Cataldo traduits par Serge Quaduppani
Métailié noir 2016

Le roman est sous titré Suburra 2 car il constitue la suite du roman des mêmes auteurs : Suburra. Si vous avez une mémoire parfaite, vous vous souvenez de l’échec d’essai de main mise d’un groupe de mafieux sur Suburra, banlieue de Rome. Mafieux, édiles corrompus, évêques licencieux. Si votre souvenir a besoin d’un petit rafraichissement, cliquez ici pour retrouver la chronique que j’en avais faite.

Or donc, quelques mois plus tard :
Samouraï en prison, c’est Sebastiano, son second, qui surveille les diverses familles contrôlant Rome. Lorsque le Pape décrète un jubilé, c’est l’effervescence. Voilà qui va permettre à chacun de s’en mettre plein les poches. Mais le maire de Rome fiche en l’air les plans des uns et des autres. Il confie la coordination des travaux du métro et autres chantiers juteux à un vieil ami incorruptible, communiste attristé par l’évolution de la gauche italienne. Voilà qui ne fait pas du tout l’affaire de certains, jusque dans son parti.
On retrouve avec bonheur la traduction de Quadruppani qui gère à merveille les accents et les argots. Ça chante et ça sent l’Italie, je ne m’en lasse pas.
Les méchants vont-ils gagner ? On a tendance à penser que oui, hélas… à la fin du roman, plus pessismiste s’il est possible que le précédent. Rome brûle, au propre (au sale) comme au figuré et l'on comprend que se sortir de l’imprégnation séculaire du milieu sera un long travail.

Bonini et de Cataldo ont entrepris de soulever les pierres pour chasser les cafard qui se cachent dessous. Ces sales bestioles n’aiment pas la lumière, c’est connu. Il faudra sans doute de nombreux romans pour désinsectiser l’économie et la vie politique italiennes…

Tag(s) : #critiques

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