Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

... et à tire d'aile

À vol d’oiseau
Craig Johns
on traduit par Sophie Aslanides
Gallmeister 2016

Ah, revoici donc Longmire, notre sheriff préféré. Walt est saisi ici à un moment très particulier de sa vie intime et familiale, qui va d’ailleurs figurer le fil rouge du roman : le mariage de Cady, sa fille unique et chérie.
Venant de Philadelphie, toute la famille du marié va débarquer avec son inévitable cortège de problèmes d’intendance : logement, déplacement. Mais un autre point crucial demeure : Cady veut que la cérémonie se déroule en un endroit précis de la réserve qui se révèle être indisponible malgré une réservation ancienne effectué par Henry Standing Bear, responsable de la partie Cheyenne de la cérémonie. Voici donc Henry et Walt qui partent en exploration à la recherche d’un lieu de remplacement. Au pied du « Painted Warrior » mont aux couleurs changeantes, ils assistent à la chute mortelle d’une femme. Suicide ? Homicide ? La pauvre femme tenait son enfant dans les bras au moment de sa chute, et c’est le chien qui retrouve le bébé, miraculeusement indemne.
Walt, la culpabilité lui rongeant le ventre, se sent contraint d’abandonner les préparatifs du mariage de sa fille. À la place, il se lance à la recherche des raisons de cette chute puis à la poursuite du meurtrier, en compagnie, non pas de Henry, qui lui, continue sur la lancée pré nuptiale mais du Chef Lo Long. Nouvelle figure dans l’univers Longmire, Lo Long, blessée au visage et à l’âme, revient d’Irak. Elle conduit pied au plancher, terrifie les méchants mais, bien qu’ayant hérité de l’étoile et du titre de Chef de la police tribale, la jeune femme manque cruellement d’expérience.

Dans cet opus, la nature est moins le nœud central que dans les pages du Camp des Morts ou Little Bird . Ce qui figure au premier plan, ce sont les relations au sein de la réserve, les conditions d’existence des Cheyennes, leurs traditions. Walt continue de parler aux animaux, au vent, explorant même les voies du peyotl.

On ne se lasse pas de l’élégance elliptique des descriptions, du regard humaniste, infiniment chaleureux que Craig Johnson porte sur les hommes et la nature. Après la parution un peu décevante de Steamboat, novella qui nous avait laissés sur notre faim, ce nouveau roman est un vrai régal.

(sortie le 16 mai 2016...)
Tag(s) : #critiques

Partager cet article

Repost 0