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Palme de la fantaisie

L’Agence Secrète
Alper Canig
üz traduit par Célin Vuraler
Mirobole Editions 2016

Un chat télépathe, un minable héros alcoolique acceptant un salaire faramineux pour un poste de publicitaire sans substance dans une agence bizarre, une collègue trop belle qui partage miraculeusement son amour… Voilà les ingrédients de L’Agence Secrète.
Musa partage à Istambul un appartement en colocation avec Sabàn, d’une placidité toute stambouliote. Leur l’immeuble abrite «L’Ecole du Bonheur Inter-Galactique » laquelle est dirigée par un étrange sosie de Bouddha…
Il est impossible d’en révéler davantage sans déflorer le roman. On peut, tout de même ajouter qu’il fallait un sacré culot pour introduire les ingrédients précédents et se prétendre roman policier, mais il est vrai qu’il est question de mystère et de disparition. Qu’on finisse par voir apparaitre des extra-terrestres, ou au moins, leur éventualité de participation à l’action, n’a finalement rien d’exceptionnel.
Le roman a pour particularité son implantation dans cette grande ville à cheval sur l’Asie et l’Europe, bi appartenance cause d’un incessant déplacement des valeurs et des points de vue. Une fantaisie totalement débridée y règne, et on passe du fou rire à l’incrédulité d’une ligne à l’autre, en soupirant parfois: « Ce type ne recule devant rien ».
Mélange sympathique de pied nickelé, de X-Files et de romans à l’eau de rose, sa chute romantico tristounette jette un voile de mélancolie sur l’ensemble pétaradant.

Tag(s) : #critiques

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