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Sur l'air de la jalousie

Méfaits d’Hiver
Philippe Georg
et
Éditions Jigal 2015

Dans Méfaits d’Hiver, on retrouve Gilles Sebag, le flic de Les Violents de l’Automne.

Perpignan, l’hiver. Gilles, l’homme, accablé par les veilles et la douleur profonde que lui inflige l’infidélité de sa femme, a perdu le sommeil et trouve le réconfort dans sa bouteille de whisky. Sebag, le flic, amoindri par le chagrin et les doutes conjugaux, ne comprend pas l’épidémie de meurtre, suicide, et autres violences à laquelle il est confronté, dans une ville habituellement calme.

Et comme un fait exprès, ces incidents ont tous à voir avec l’adultère, la jalousie et la décomposition des couples, lui faisant perdre sa lucidité. Trop violents, trop proches. Toutefois, son expérience de l’amour qui fout le camp lui ouvre aussi des portes insoupçonnées. Son triste vécu met le flic en empathie avec des malheureux des deux sexes incapables de supporter la meurtrissure fatale du désamour.
Or cette épidémie de violences conjugales ou suicides répond à une autre flambée : celle des divorces.

Et si ce n’était pas un hasard ? Qui pourrait en vouloir aux infidèles et autres volages ? Et comment les dépiste-t-il ?

Georget nous peint cet homme meurtri sans rien épargner de ses affres mais avec une grande dignité. Si on a parfois envie de le secouer, on ne peut que compatir, au sens originel de souffrir avec. La jalousie est un mal effroyable qui détruit tout.
Le roman offre quelques échappées : l’amitié, la solidarité, et, finalement, une croyance en l’avenir. Quand tout est perdu, il reste l’espoir de reconstruire. Le flic viendra à bout de son enquête, qui résonne si douloureusement. L’homme guérira aussi. On guérit de tout, n’est-ce pas ? Même s’il reste des cicatrices.

Tag(s) : #critiques

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