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La mort sur leurs ailes

Les Oiseaux de Malheur
Ross Macdona
ld traduit par Jacques Mailhos
Gallmeister 2015

Septième opus de la série des rééditions de MacDonald retraduite intelligemment par J Malhos, Les Oiseaux de Malheur portent bien leur nom. Voici un roman dans lequel Lew Archer se montre tout particulièrement mélancolique, voire carrément pessimiste.
Une fois de plus il est beaucoup question de famille. D’attachement, de fidélités… et d’argent. Pas en ce qui concerne le malheureux Archer dont les poches restent obstinément vides. Mais ce rapprochement, argent, famille, sexe (j’ai failli oublier) depuis les Atrides : on sait ce que cela apporte. Le malheur, la mort, la violence. Ici s’ajoute une dimension particulière : la santé mentale, dans l’acception de l’époque d’Archer, tient une place non négligeable dans l’intrigue.
Rien de nouveau, donc, ni sous le soleil, retour à ma référence à l’Antiquité, ni dans les romans de Ross Macdonald qui, dans la longue série dans laquelle il met le détective privé en scène, vient et revient sur ces thèmes aussi vieux que l’humanité.
Et pourtant, Macdonald réussit à ne jamais se répéter, à inventer, créer des atmosphères, des lieux, un tissu de relations à ses personnages, qui en font à chaque fois un petit bijou américain, noir très noir, demeurant dans leurs relations, étonnamment modernes.
Les oiseaux de malheur, ce sont ceux qui battent de leurs ailes sombres avant que la mort ne s’abatte sur les protagonistes, et dont le vent, par la magie d’une écriture efficace, sait caresser le front du lecteur.

Tag(s) : #critiques

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