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Le fric, toujours le fric

Au nom du fric
Pascal Thiri
et
Jigal Polar 2015

Blasphème ! Vous parlez d’un prénom… C’est pourtant celui que porte la jeune, très belle, et très dangereuse héroïne de ce roman. Déjanté, on n’en attendait pas moins de Thiriet dont on se souvient de J’ai fait comme elle a dit ou Faut que tu viennes. Comme dans ce dernier, on aborde le milieu des banquiers, même si dans le précédent roman, les banquiers tenaient le rôle de victime d’une cinglée sympathique.

Ici pas grand monde n’est sympathique. Affreux, pas sales mais méchants, les protagonistes appartiennent à une sphère que ni vous ni moi n’approcherons jamais : les très riches qui, juste en éternuant, changent le cours du pétrole ou des matières premières, déclenchant une hausse ou une baisse des actions des grandes entreprises mondialisées.

Blasphème, orpheline aux origines floues, entretient avec le père de la dynastie du Tilleux, Hubert, une relation amour-haine vaguement incestueuse. L’étrange compétition entre les deux frères du Tilleux, décidée par le chef du clan et destinée à trouver son successeur, déclenche une cascade d’événements dont certains se soldent par des échanges à balles réelles…
On pourrait se trouver dans l’univers du conte de fées : les fils doivent prouver leur valeur au roi pour hériter du royaume. Mais les épreuves initiatiques passent par le CAC 40, pas par la mise à mort du dragon, fut-il chinois…

Toute la famille est tranquillement givrée, Blasphème et ses amis aussi, la réalité ne sert que de lointain support à une fantaisie grinçante, drôle et méchante, non sans rapport toutefois avec la sauvagerie réelle du monde des affaires.

Thiriet semble avoir un sacré contentieux à régler avec ce monde là, pour notre plus grand plaisir.

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