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Dare dare...

Faut que tu viennes
Pascal Thiri
et
Jigal 2014


Pascal Thiriet nous avait ravis avec « J’ai fait comme elle a dit » (Jigal 2013) qui mettait en scène une nénette folle comme une cocotte faisant courir un garçon incapable de résister aux désidératas de sa dulcinée.

« Faut que tu viennes » est le message impératif qu’Athéna envoie à Enée, son ancien amant et complice. La voici une nouvelle fois dans les ennuis, et elle a besoin d’aide.

Il ne sait rien lui refuser. Et il a de quoi faire, car la donzelle a la fâcheuse habitude de s’en prendre aux banquiers, traders et autres pourritures du monde capitaliste. Bref, une artisane de la révolution individuelle commençant dans son lit, car elle use principalement de son charme pour attirer ses victimes.

Les tribulations d’Enée, cultivant une longue cuite à la façon dont un chansonnier compose une mélodie, ou un peintre la construction de son tableau, raviront tous les amateurs de textes légèrement décalés. Mais attention, n’allez pas croire à du n’importe quoi :l’apparente fantaisie de ce roman recèle beaucoup de rigueur et la véritable expression d’un écrivain. Un vrai. Pas un qui seriolkillise et hémoglobise à longueur de page pour effaroucher la minette. Humour, fantaisie, audace : Thiriet nous fait rire, grimacer, s’interroger… Jugez-en : les prénoms des personnages ne sont pas juste dus à une volonté d’étaler une quelconque culture hellène : ils ont une signification profonde qu’on découvre au détour d’une page, une fantaisie certes, mais en clin d’œil signifiant.

Encore un pour la route, siouplait, M’sieur Thiriet…

Tag(s) : #critiques

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