Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

6 juin : débarquement de "Girls…"

Nous sommes le 6 juin et c’est aujourd’hui que mes Girls débarquent. Pas de tanks, de chars ou d’avions… Des mots.

J’avais promis des confidences. Les voici. L’histoire est belle, elle mérite d’être contée. Elle pourrait nourrir la légende qu’en matière d’édition, il faut s’attendre à tout. Le manuscrit reçu par la poste qui reçoit le Goncourt, fantasme absolu… Faut-il toujours se garder des rêves ?

Or donc…

La Jeanne (c’est moi, j’en parle souvent à la 3emepersonne, il paraît que c’est fréquent chez les auteurs qui se prennent, on le sait, pour le sel de la terre, la crème de la crème, ou les rois du monde). Bref, reprenons, la Jeanne, un jour, reçoit un service de Presse. Éditions Lajouanie. Petite maison, nouvellement créée, je lis, je chronique. Si le roman avait été mauvais, c’était compromis. La suite aurait-elle eu lieu ?

Bref, disais-je déjà plus haut, mais là, je vous ai presque perdu. Vous auriez tort, lisez la suite, et croyez-y, gens de peu de foi.

Nous en étions où ? Ah oui, le service de presse. « La sirène du Jardin Massey » -J-L Cochet- ; je lis, j’apprécie, j’émets quelques réserves, la critique sort. Vl’a t-y pas que l’éditeur m’écrit pour me dire, pas gêné, qu’il n’est pas d’accord avec mes reproches. Gentiment, mais en argumentant. Puis, il se dit sans doute (nous n’en avons jamais reparlé) « mais c’est qui, celle-ci, qui se permet de la ramener ? »… Sur mon blog, le premier chapitre de mon roman en jachère lui tombe sous les yeux. Commencé du temps de la coopérative Krakoen, j’ai eu du mal à lui consacrer le temps nécessaire. Quand la coopérative a été reprise, j’ai laissé la place dans la programmation à d’autres, pressés. Puis j’ai hésité, voyant comment tournaient les choses. (La suite m’a, hélas, donné raison…)

Le mail de J-C Lajouanie ne m’a même pas ébouillanté les neurones. Un éditeur qui dit « ça m’intéresse, j’aimerais lire la suite »… pourtant… j’aurais dû être sur des charbons ardents… Non, il n’y en avait que pour Ska et les cartons de mon déménagement.

À notre premier rendez-vous, c’était dit, au second le contrat était sur la table, avec un chèque et un verre de vin frais. Au troisième, je suis repartie avec le livre sous le bras.

Vous pouvez y croire, et vous auriez même intérêt à le lire. Qu’est-ce qui a pu pousser un homme apparemment raisonnable à éditer ce texte ? Il dit qu’il l’aime beaucoup. Que c’est bien écrit, que c’est dans l’air du temps, qu’il aime mes « Girls », qu’elles lui parlent de notre époque avec sincérité et tristesse. Il dit plein de belles choses. C’est bien pour ça que je ronronne en l’écoutant ! Vous connaissez un auteur qui réagit autrement dans ces conditions, vous ?

Reste à vous faire votre idée, et qui sait, à lui donner raison.

Poubelle’s Girls, Éditions Lajouanie. Parution aujourd’hui, 6 juin.

Et pour vous, pour vos yeux à vous, un "trailer" signé Max Obione....

S’ils avaient écouté, ils auraient entendu le cri de Paloma : « Putain, Princesse, on va arrêter de les laisser faire ! » et peut-être que tout ça ne serait pas arrivé.
Trop de misère, trop de galères ! La hargne rieuse de Paloma est réveillée. La déprime de Léa finit par se transformer en bloc compact de colère. Les minables qui leur pourrissent la vie vont apprendre que trop, c’est trop. Boulots stupides et crades, mépris, avis d’huissier, endettement : vous pouvez les croire. Rien de tout ça ne résiste à la chevrotine.
Défrayer la presse, affoler l’opinion publique, cracher dans la soupe qu’on leur a fait renifler mais qu’on leur a toujours refusée. Sur le chemin de la colère, les deux femmes à bout rencontrent une bourgeoise paranoïaque et manipulatrice. Qu’est-ce qui pourrait sortir de bon de tout ça ?

Tag(s) : #accueil

Partager cet article

Repost 0