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Sale gueule !

Facies Delicti, (d’entre les flammes)
Jean-Basptiste Seigneuric
l’àpart éditions 2014

Le héros de ce roman a déjà vécu aventures et méfaits dans un précédent roman « Civic Instinct » . Toutefois, cette suite peut se lire indépendamment, sans problème de compréhension.
M Personne, puisqu’il est censément amnésique, est allé au bout de tout au point de choisir une façon assez horrible d’en finir : le feu. Par la grâce d’un (bon ?) samaritain survenu à tempst, la mort n’a pas voulu de lui.
Au début du roman, c’est donc une momie silencieuse que l’on découvre. On fait sa connaissance dans une chambre d’hôpital, alors qu’il s’apprête à entrer au bloc opératoire pour la n-ième fois. Il a perdu le compte de ses interventions : mais aujourd’hui est la dernière, celle qui lui rendra un visage dont la greffe délicate est opérée par une femme exceptionnelle : Manon Werther.
Pour obtenir le consentement de la famille du donneur, Manon Werther doit signer un engagement : il n’y aura jamais aucune photo publié de ce visage reconstruit.
L’opéré n’est pas sympathique. On entend sa voix intérieure, on comprend vite que c’est un être haineux, redoutable, d’autant plus qu’il n’a plus grand-chose à perdre. Il vaudrait sans doute mieux pour tout le monde qu’il succombe sur la table d’opération. Hélas, le Dr Werther est trop bon médecin.
Sans que J-B Seigneric, l’auteur, médecin de son état, en fasse trop côté technique, ce roman est un efficace thriller médical. La greffe va-t-elle marcher ? Les prises de risque du patient vont-elles conduire au rejet ? On se surprend à vouloir absolument que le héros soit sauvé, alors que c’est un sale type. L’autre suspens, celui de l’histoire, suit son cours avec des justiciers domestiques, un cimetière très passant, des chiens hargneux et les limiers de la brigade criminelle en panne d’inspiration.

Sans être le plus grand roman hospitalier de ma connaissance, celui-ci est parfaitement maîtrisé et les lecteurs de Civic Instinct retrouveront certainement avec plaisir Murano, le héros. Le coup d’accélérateur de la fin, et les circonstances de celle-ci, dont je ne vous dirai rien mais qui a de quoi faire pousser quelques grognements, horrifiés et-ou dégoûtés… font de « Facies Delicti » une lecture sans prétention excessive mais qui remplit son office de thriller bien écrit.

Tag(s) : #critiques

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