Mois faste pour les amateurs de noircitude.
Cette fin de janvier voit en effet la sortie du numéro 5 de la revue « Alibi »qui, en un an, s’est installée dans le paysage éditorial. Sa rédaction a su créer l’attente des nouveaux numéros de ce mag book, riche en infos de toutes sortes sur le monde du polar au sens large, alternant infos, photos, reportages, interview, critiques littéraires… Maître mot : qualité !
Ce numéro 5 ne fait pas exception. R.J. Ellory, en particulier, nous embarque dans une étrange balade du côté de Washington, à la rencontre d’enquêteurs : Brad, du FBI, June à la Criminelle, ou Alyce, ancienne toxico en passe de devenir infirmière. Une façon, j’en jurerais, d’entrer dans la genèse de sa création littéraire. Pari pris, on les retrouvera dans un prochain roman.
Comme on ne peut tout connaitre, tout avoir vu, entendu ou lu, j’ai, grâce à cet « Alibi 5 », découvert John Burdett qui figurera tôt ou tard dans mes piles…
A noter le papier sur l’Ogre de Rostov, le tueur qui a servi de modèle à Tom Rob Smith pour son remarquable« Enfant 44 » injustement oublié ici, cet autre article encore sur le « 36 », adresse mythique de la Brigade Criminelle, qui avant trois ans sera délocalisée aux Batignolles.
Ce qui me mène enfin à signaler une nouveauté qui, tout en s’intéressant au fait criminel, comme « Alibi » en
somme, adopte résolument un autre abord. « Crimes et Châtiments » -aux éditions Jacob-Duvernet -. Premier
numéro, entrée dans l’arène…
En commun, ces deux revues trimestrielles intéressées par les déviances de nos sociétés présentent en ce mois de janvier, un dossier sur les femmes. Mais dans la première, « Alibi », les « reines de crime » sont avocates, écrivains, policières, amoureuses de gangsters ou … nettoyeuse de scènes de crime. Dans l’autre, « Crimes et Châtiments » elles sont tueuses.
« Crimes et Châtiments » prend clairement l’angle du fait divers, comme fait majeur, révélateur de notre société. Une toute petite place est faite, en fin de revue, à la littérature policière. Histoires de flics, de voyous, histoires d’injustices ou affaires criminelles, dans « Crimes et Châtiments » on ne s’écarte pas de la réalité. Histoires souvent passionnantes, mais qui finissent par laisser un gout de fer dans la bouche du lecteur. Un gout de sang…
Cet abord rend la seconde revue plus dramatique, et le parti pris de ne l’éclairer qu’au travers d’illustrations, à rebours d’Alibi qui soigne toujours beaucoup la photo, renforce encore son poids. Si les illustrations mettent un peu de distance avec la réalité décrite, leur tonalité très sombre n’allège pas l’atmosphère mais donne une originalité certaine à l’ensemble.
Faut-il faire un choix ? Un concept pas si différent par la pagination, la présentation, les centres d’intérêt, mais finalement résolument différent dans l’abord des déviances de notre époque. D’un côté la distanciation, consciente néanmoins, dans l’autre, la plongée dans les faits bruts.
Mais pourquoi choisir ? Rien n’empêche de lire les deux...
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Genesis
Un avion sans elle
Traquées
Pas de pitié pour Martin
Rhyme est aidé au quotidien par un jeune assistant et une équipe de choc, outillé d’un
logiciel de reconnaissance vocale qui lui rend bien des services. Il faut dire que Rhyme rentabilise à merveille toute cette aide : il était, et reste, malgré son handicap consécutif à une
fusillade, un enquêteur criminologue réputé, très affuté dans l’exploitation de tout ce qui touche aux prélèvements sur scène de crime. Il a pour auxiliaire sur le terrain une splendide rousse,
incendiaire et amoureuse comme il se doit, pas le moins du monde embarrassée par le handicap de son amoureux.
Sequestrée
Je tue les enfants français dans les
jardins

